le tango se corse

El Diario del vecino Marc Tommasi

30 décembre 2006

Iguazu

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23 décembre 2006

Les cataractes

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!  !   .   ! |   !   |   !   !  ! ! ! '  |     '   !   |   !    !     !  ! .!!    !  !
!  !   !   ! .   !   |   !   !  | ! . '   '     '   !    '   !    !     !  ! !!!    !  !
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!  .   !   ! !   !   °   !   !  ! ! . '   '     !   !   °   !    !     !  ! !°!    !  !
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!  !   '               !   !  ! ! . '  '               '   !   !    !   '        !!   !
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Petite interruption de qq jours.
Je passe noël aux chutes d'Iguazu.

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22 décembre 2006

L’aventure intérieure

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Il est bien loin le temps où pour apprendre le tango, il suffisait de prendre des leçons de tango. Aujourd’hui à Buenos Aires, la tendance est à l’introspection. Aucune école de tango qui ne propose des cours de Pilates, de Yoga (prononcez Choga), d’élongations, de préparation corporelle et autres biomécanique pour les danseurs. Avant chaque cours, les élèves font de longues séances d’étirement et de “relaxation profonde” dans le but de préparer le corps depuis les couches les plus enfouies (parfois pour aboutir à quelques pas qu’un retraité pourrait faire à l’aise !). La fusion progressive du tango avec de la danse (contemporaine ou je-ne sais-quoi) est en route. Les élèves parlent avec ferveur, de sensations intérieures, comme par exemple le mouvement de l’articulation de l’épaule et de comment ça doit s’ouvrir tout en restant tonique mais souple à la fois et qu’une partie doit résister alors que l’autre s’efface… Je suis passé par là, et je dois avouer que c’est une manière d’aborder le tango qui vaut qu’on s’y arrête. D’une part, parce que le but du tango est de danser et que donc parler du corps tout entier en tant qu’instrument n’est pas idiot, d’autre part parce que ça oblige à envisager le problème d’une autre manière éloignée de la mathématique des pas.

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Mais les marchands ont vite compris qu’il y avait là un bizness phénoménal. Parler et travailler sur quelque chose que l’on ne voit pas, c’est le crime parfait. Tout le monde parle du centre, de l’énergie, des axes, enfin bref un nouvel ésotérisme. Il est évident qu’il y avait un gros déficit. Et pour le rattraper on va des fois un peu loin. Un autre danger de tout ça réside dans une forme de nivellement. Avant les profs parlaient du “quoi”, en laissant à chacun la possibilité du “comment”. Ce qui avait la vertu de produire des manières différentes de danser, voire des corporalités différentes.
Avec cette orthodoxie de la danse contemporaine, on voit apparaître des corps identiques, enfin disons qui fonctionnent pareil. Les élèves finissent par cloner l’attitude de tel ou tel maestro. C’est un souci. D’autant plus qu’il est difficile pour un prof d’avoir une vision claire des mécanismes de son propre corps. Et que l’on retombe facilement des errements que l’on a déjà connu dans la phase précédente du “paso por paso” à savoir : « Faites exactement ce que je fais » (sans vrai recul pédagogique). Et puis après la question du “comment”, vient naturellement la question du “pourquoi” et là c’est une autre paire de manches.

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19 décembre 2006

Agendas

J'ai rajouté aujourd'hui une catégorie AGENDAS. Il se passe un million de choses excellentes à BsAs mais la plupart sont le fait d'initiés où de gens qui consultent régulièrement internet ! Il ne faut pas trop compter sur la publicité ou sur l'affichage public. Il y a pour l'instant 4 liens dont un assez intéressant sur le tango alternatif.

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18 décembre 2006

Festival Cambalache : Les spectacles

Cambalache c’est d’abord une organisation extraordinairement sympathique (Pablo Inza, Alberto Goldberg, José Garofalo, Natalia Villanueva) autour de laquelle se retrouvent naturellement ceux qui dans la danse essaient d’étendre les limites du genre. Donc beaucoup de maestros du nuevo-tango et de ce qui n’a pas encore vraiment de nom et qui est ce qui vient après le nuevo tango !
3 jours de spectacles à raison de deux séances par soir. Chaque séance contenant en moyenne 4 spectacles. Ça en fait donc 24. Comme beaucoup j’ai « fait » ce marathon dans une ambiance festive et détendue. Il y avait de tout. Du petit spectacle unipersonnel jusqu’aux productions d’envergure avec des troupes conséquentes. Tous ont performé avec beaucoup de ferveur et se sont impliqués à fond dans leur entreprise.

D’une manière générale, l’écueil de ce genre de fusion (danse-théâtre-tango) est la difficulté d’exceller dans les trois disciplines. Pour la plupart des spectacles qui osent vraiment le mélange, de très bons danseurs de tango, sont d’autre part des danseurs de contempo moyens et parfois des acteurs débutants. Ou bien d’exceptionnels danseurs néoclassiques sont des tanguistes qui ont peu de km de piste dans les pattes, ça se voit tout de suite.
L’autre difficulté d’un spectacle de tango est d’échapper aux stéréotypes qui abondent dans les grands shows traditionnels et qui restent tenaces.
Evidemment les 24 spectacles ne m’ont pas tous touché, mais je garde particulièrement en mémoire :
DE AQUÍ EN MÁS/ Cia Pares Sueltos avec Karina Colmeiro, Raul Masciocchi y Ciça Camargo
Un trio furieux où le tango naît de l’enchevêtrement brutal de la musicalité de trois corps lâchés dans une fugue. J’ai déjà eu l’occasion de parler de Raúl et Karina qui avaient extrait une partie de leur spectacle lors du Festival de tango de la Plata et qui m’avait tué.

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B ROR MIG
(Suède)/ Gilda Stillbäck y Ezequiel Farfaro
Une fille, enfermée dans la prison de son plan d’eau, rencontre un garçon qui soigne un petit arbre. C’est d’une grande poésie. Ezequiel Farfaro est un danseur d’une élégance absolue mais aussi un acteur avec une présence scénique impressionnante y compris quand il ne fait rien. Au final, et c’est rare dans un spectacle, apparaissent deux êtres humains, deux personnes et non pas comme c’est souvent le cas deux danseurs ou deux interprètes.
TANGO CLIPS / Héctor Malamud
Un clown (enfin disons que cette définition s’est incroyablement élargie ces temps derniers regroupant le cirque, la pantomime, la performance, le théâtre) croque des personnages du milieu tango. C’est à mourir de rire du début à la fin.
MONOTANGO (Pologne)/ Bartlomiej Soroczynski
Un monocycliste interprète la milonga Silueta Porteña. Le gars est un virtuose de l’engin et il parvient avec une grande musicalité à trouver mille et un trucs pour ornementer lamusique.
TAN GOMUDO ! / Acido Tango
Avec un humour dévastateur, un couple (Amira Cámpora & Pablo Rojas) évoque différentes saynettes de l’univers tango.

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15 décembre 2006

Festival Cambalache : La Video Danse

Le Festival Cambalche “où se fusionnent le tango, la danse et le théâtre » a lieu cette semaine.
Jeudi il y avait de la vidéo danse dont voici la programmation :

PAST BED TIME Dir: Kristin Hauksdottir (Noruega) / avec Chicho et Eugenia
SOBREMESA Dir: Margarita Bali /  avec Cristina Córtes
2 AMBIENTES Dir: Rodrigo Pardo /  avec Cristina Córtes
TUS OJOS DE CIELO Dir: Lucio Sepliarsky /
TANGOLPEANDO Dir: Monica Yuste García /
IGOR Dir: Agustín Naón /
ADN Dir: Ramiro Fernandez y Diego Primero /
DICIEMBRES Dir: Tango Protesta

D’un côté les spectacles de tango filmé en décors naturels en dehors du théâtre, de l’autre des clips vidéo, enfin des œuvres originales faites pour la vidéo. Tout le monde a adoré « 2 ambientes » avec un infernal tango dans la salle de bain et a été bluffé par les images « génétiquement modifiées » de ADN. Pour les autres, il y a le syndrome du « cross-over ». Mélanger deux genres peut épater ceux de l’un qui ne connaissent rien de l’autre (les tangueros, la vidéo ou les vidéastes le tango) mais enfin la qualité se rencontre quand les deux genres sont au top. Et c’est rare.

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14 décembre 2006

Ciao

le plus beau magasin du monde ou bien c’était l’intérieur d’un gâteau (El ateneo, Santa Fe 1860)
la meilleure viande du monde (El Desnivel, Balcarce 855),
la meilleure pratique du monde (Práctica X durant le festival Cambalache),
le défilé de mode tango le plus kitsch (Mimi Pinsón a Porteño y Bailarín)
les plus beaux ombús du monde (la Recoleta)
le café le plus chic (La Biela)
Les fringues de tango les plus chics (DNI, Corrientes 2140)
Le festival de tango le plus jeune (tangoJoven avec une típica des moins de 20 ans)
Les plus belles tandas de Piazzolla à La Viruta
Et tout ça en moins de 48 h !
Bon vol Sandrine !

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13 décembre 2006

Le Festival TangoJoven

Buenos Aires, et c’est rageant, est une ruche de festival et de manifestations de toutes sortes en cette fin d’année. Mais il faut vraiment faire des efforts pour être au courant de où et quand.
( Pour cela consultez mon blog ! et les liens sur les agendas de la ville, tango ou alternatifs )

Ainsi le Festival TangoJoven proposait au Palais de Glace, dans une indifférence médiatique absolue, une scène avec des jeunes qui ont décidé de préférer Pugliese à Metallica.  Mais finalement en maniant le Tango, avec le même esprit de subversion que le Heavy Metal. Sauf que les ados qui se jettent aujourd’hui avec fureur dans le tango ont l’avance de savoir qu’il s’agit d’une forme de jeu au second degré dont on tire les fruits en le prenant au premier degré.

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Astillero
ouvre le feu. Il s’agit d’une atípica (2 bandos, violon, contrebasse, violoncelle, piano, voix) formée par des transfuges de Fernandez Fierro ou Cerda Negra. La particularité et aussi le grand intérêt d’Astillero, est de ne pas faire référence au tango des grands orchestres typiques d’antan. Et c’est très fort. Aucun tango classique non plus. Uniquement de l’original, du frais, du pur produit de l’ici et du maintenant. Astillero c’est un peu Bartok avec des bandonéons, Stravinsky qui aurait vraiment compris ce qu’est le tango. De l’énergie brute et maîtrisée qui ramponne. L’absence de repère mélodique entraîne le spectateur dans un dédale poétique où la seule alternative est de s’accorder à la force qui vous traverse. C’est un groupe de Lanus, des quartiers pauvres, avec cette ferveur, cette chaleur et cette sincérité débordante des fans de petits clubs de foot. Probablement Astillero ne sera jamais célèbre. Ils sont trop radicaux, trop intransigeants, trop sincères pour ça. C’est une bonne raison pour les aimer.

Ensuite La Cerda Negra. C’est une típica formée par des moins de 20 ans. Ils ont choisi quand à eux une stratégie moins suicidaire : reprendre des standards avec les arrangements originaux ou presque. C’est plutôt bien. Mais comparé à Astillero, Cerda Negra apparaît frileux. Peut-être qu’il s’agit d’une étape d’apprentissage. Mais ce respect quasi note à note des Yumba, Desde el Alma ou Quejas de Bandoneón, donne envie de dire : « Che, pibe, lâche-toi un peu ! ». Ce qu’ils feront pour un seul thème excellent, ultra bordélique mais enfin personnel, qui augure peut-être d’autres transgressions.

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12 décembre 2006

Fluxus au MALBA

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                                                             Je crois en la réincarnation : je veux être une grenouille
                                                             dans ma nouvelle vie.
                                                             Nam June Païk. 1993

Dimanche, petite promenade au musée. Expo Fluxus au Musée d’Art Contemporain. Fluxus est un courant artistique des années 60. Il prônait une sorte d’indétermination humoristique entre art et anti-art, dans le but de faire de la vie une sorte d’œuvre d’art continue. Les artistes sont George Maciunas, Joseph Beuys, John Cage, Robert Filliou, Nam June Paik, Ben… Une bande de farceurs utopistes finalement.
Le musée et c’est bien triste est une nécropole. On y voit de l’art mort, de l’art embaumé. Ça reste intéressant, mais ces gens-là produisaient des « œuvres d’art » (avec des guillemets) en permanence, avec presque rien, en tournant le dos aux musées et l’intéressant c’était l’acte pas le résultat. Sanctifier ces résidus aussi touchants soient-ils, c’est préférer la forme à l’essence et c’est pour finir une forme abâtardie de consommation. En sortant, je me dis que l’on a bien de la chance nous les danseurs, de pratiquer un art vivant, et que chaque tango soit une expérience vécue sur le moment sans trace périssable pour encombrer des musées.

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10 décembre 2006

Une cortina parfaite

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Horacio Godoy (Le frère de Mora), DJ de la Viruta, est parmi les tous meilleurs (avec Mario Orlando de Niño Bien, Damian Boggio, du Parakultural et Marcelo Rojas, de la Confiteria Ideal). Il a choisi comme cortina Like a virgin de Madonna. D’une manière générale, ces DJs là ont presque tous la particularité de posséder la même cortina pour la saison et même des fois pour toujours. Ça se tient. Changer de cortina est une facilité qui supprime totalement le vrai défi qui consiste à trouver une bonne cortina. C’est-à-dire une cortina que l’on puisse écouter des centaines de fois. C’est un art très difficile. Mais qu’est-ce qu’une bonne cortina ?  Vaste débat mais enfin, Certaines caractéristiques sont incontournables. Et pour moi Like a Virgin en est une excellente. Voici pourquoi :
Une cortina doit ne pas laisser de doute sur le fait qu’il s’agit bien d’une cortina.
Une cortina ne doit pas pouvoir se danser en tango, car avec tous les zozos qui dansent sur tout, elle disparaîtrait complètement. Like a Virgin est évidemment un bon exemple. Le beat est beaucoup trop rapide pour du tango et même pour de la milonga.
Une cortina doit s’identifier immédiatement.
Dans beaucoup de salons, la cortina arrive immanquablement après 4 thèmes. Mais ce n’est pas une loi universelle. A la Viruta, par exemple, Le tandas ont 5, 6 voire 7 thèmes. Dans ce cas, la reconnaissance est plus tendue. Like Virgin commence tout de suite par un arpège au synthé incisif. Elle s’identifie tout de suite.
Une cortina dure aux alentours de 3 minutes
A BsAs, il n’est pas rare d’entendre la cortina en entier. D’une part pour laisser aux danseurs l’opportunité de se dire quelques mots gentils avant de se séparer, d’autre part, pour qu’ils regagnent leur place (là où les prochains vont les inviter) et surtout pour laisser un laps de temps pour que les danseurs se repèrent du regard avant de s’inviter (après la piste est pleine et on ne peut plus cabecéer, ni savoir qui est où).  Lorsqu’on sent que la cortina va finir, il faut se manier !
Une cortina doit avoir un sens lié au lieu et au DJ
Evidemment, le DJ va écouter le morceau des milliers de fois. Il a intérêt à en choisir un qui lui plaise vraiment. Mais aussi, le « parfum » du thème choisi doit correspondre à la milonga. Like a Virgin, un standard universel américain associé à la fête, à la nuit, à la « dance », signe parfaitement la milonga de La Viruta.
Une cortina doit avoir un sens pour les danseurs
C’est là où Like a virgin fait fort. Le DJ va écouter la cortina des milliers de fois mais il est payé pour ça. Pour les danseurs, c’est autre chose. Il leur faut quelque chose de consistant pour que leur esprit puisse vagabonder et parfois, au détour d’une petite fulgurance, briser la coquille de l’apparence pour révéler sous ce que l’on croyait voir, un sens nouveau. Une chanson populaire, lorsqu’elle est réussie, est à la fois une mélodie que l’on ne se lasse pas d’écouter et un texte simple et puissant, qui sous couvert d’une poésie bon marché, exprime parfois des choses extrêmement profondes. Voici où peut nous mener le train de nos pensées en portant l’écoute sur Like a Virgin (comme une vierge).
Nous souhaitons tous être des vierges avant chaque tandas. Nous souhaitons toucher et être touché « comme la première fois » et en sortir neuf et illuminé.
Et même si l’abattement et l’usure nous ont laissés passablement déprimés par une overdose de tango, par la répétition et par le hachage émotionnel de la douleur des chanteurs, une rencontre peut sauver le prochain quart d’heure. Nous nous sentons inachevés parfois. Mais un cœur, qui bientôt va battre à côté du nôtre peut nous faire sortir du désert de l’isolement et le dégel d’une certaine forme d’amour fondre agréablement sur nous.
Lisez les paroles de Like a virgin et voyez si ça ne vous parle pas de ce moment spécial entre deux séries de tangos.

I made it through the wilderness                       J’ai traversé le désert
Somehow I made it through                                A ma façon j’en suis sortie                      
Didn’t know how lost I was                                  Tu ne peux savoir comme j’étais perdue
Until I found you                                                     avant de te trouver

I was beat incomplete                                           J’étais tellement incomplète
Id been had, I was sad and blue                         J’étais si triste
But you made me feel                                            Mais avec toi je me sens
Yeah, you made me feel                                     
Shiny and new                                                           Neuve et illuminée

Chorus:

Like a virgin                                                                Comme une vierge
Touched for the very first time                           touchée pour la toute première fois
Like a virgin                                                                Comme une vierge
When your heart beats                                           Quand ton Coeur bat
Next to mine                                                               près du mien

Gonna give you all my love, boy                       Je vais te donner tout mon amour
My fear is fading fast                                               Ma peur est en train de s’effacer
Been saving it all for you                                       J’ai tout gardé pour toi
cause only love can last                                         Car seul l’amour dure

You’re so fine and you’re mine                           Tu es si beau et tu es à moi
Make me strong, yeah you make me bold      Tu me rends forte
Oh your love thawed out                                        Ton amour dégèle
Yeah, your love thawed out                                        
What was scared and cold                                     ce qu'il y avait de peur et de froid

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