22 janvier 2007
Mi Marseille Querido
Le Blog s'interrompt pour, un mois histoire de revoir d'autres proteños (littéralement les gens du port).
A bientôt en Mars pour de nouvelles nouvelles de LA CAPITAL MUNDIAL DEL TANGO comme ils le disent fièrement sur la 2 x 4 (la radio tango de Buenos Aires).
Merci à tous ceux qui m'ont soutenu par des messages public ou privé.
14 janvier 2007
Sunderland
Autant le dire tout de suite, je vais assez peu aux milongas ! Il me semble qu’actuellement le tango bouge, évolue et se sublime dans les pratiques. Il existe en ce moment à Buenos Aires un bouillonnement impressionnant de ce côté-là. Sous l’impulsion de pibes aventureux d’un côté et de l’autre des maestros historiques du tango nuevo, le tango est en train de se forger une nouvelle langue, d’accroître ses capacités et de fonder les bases d’une autre façon de danser. (Voir les réflexions de Gustavo sur le sujet). Lorsqu’on se trouve à la Practica X, par exemple un jour où Ezequiel Farfaro danse avec Eugenia, Gaston avec Moira, Pablo avec Dana, etc.., on ne peut être qu’ébloui et se dire qu’en ce moment il se passe quelque chose de fort. En cette période « touristique », beaucoup de profs étrangers qui sont pourtant d’excellents danseurs, passent totalement inaperçus tant le niveau de danse est élevé.
Du coup, se retrouver à Sunderland est un choc. J’avais le souvenir d’une milonga « de barrio » à l’ancienne avec des couples respectables sur leur 31, et des tandas de Cumbia et de Be-Bop, d’un éclairage de kermesse et ces publicités pour des ateliers de mécanique à côté de paniers de basket fatigués. Mais dans mon souvenir ça dansait mieux. Je sais pas en ce moment je ne suis pas dans « la onda milonguera ». Disons que le côté solennel de ce rituel me saoule un peu. Bon ok, je sais bien qu’on va tous mourir bientôt, mais ce n’est pas une raison pour en rajouter. En ce qui concerne la danse, c’est ambigu. Evidemment ces couples me touchent par leur acharnement irrationnel à se grouper tous les samedis depuis des dizaines d’années pour danser sur les mêmes tangos et attendre sur les mêmes chaises. Et d’ailleurs sans que ça paraisse toujours plaisant dans un cas comme dans l’autre. L’intériorisation extrême des sentiments masque la vérité au regard des autres. Mais il y a d’un autre côté quelque chose de morbide derrière tout ça : la frustration des femmes, des rêves enfuis, un idéal d’élégance qui s’est pris les pieds dans le tapis, la malédiction du temps qui passe. Et aussi la macération malsaine de se retrouver toujours entre les mêmes et de tourner son dos. Finalement comme dans un tango des plus amers. Comme disait Céline « Des pots en masse, peu de confiture ! ».
La traditionnelle démo m’a paru vraiment pathétique. (Je ne citerai personne, ça m’a déjà causé des soucis). Un homme autour de la soixante dizaine, dans l’armure de son complet blanc, arbore avec fierté le trophée d’une jeune femme qui se pâme maladroitement à chaque figure et qui fait le gros du boulot.
En évoquant le sujet, le lendemain à La Glorieta, un copain Argentin me dit « qu’est ce que tu vas faire là-bas ? Au début ils t’éblouissent mais maintenant ? » Regardant le tourbillon des danseurs sous le kiosque, dans cette mouvance qui absorbe avec le même enthousiasme les jeunes et les vieux, les portègnes et les gringos, je ne sus pas trop quoi lui répondre.
12 janvier 2007
La Fête de Tango Brujo
Tango Brujo est avec DNI, une des deux grandes écoles du tango nuevo. « La onda » y est assez semblable : un espace convivial, des cours diversifiées allant du tango tango jusqu’à la préparation physique et au Yoga, du tango très pointu, des pratiques dirigées avec une grande partie du staff qui mouille la chemise et de la musique non conventionnelle, une boutique de fringues alternatives etc… Et aussi, dans les deux cas un accueil portègne très chaleureux et décontracté.
Ayant testé les deux, ma préférence va à Tango Brujo. Evidemment Pablo & Dana est un couple exceptionnel (notamment par la manière qu’ils ont de prendre la musique qui n’est jamais une lecture littérale de la mélodie mais réserve toujours des surprises et de la subtilité). Mais au final le staff me paraît plus homogène à Tango Brujo avec des styles très différents et tous d’excellent niveau.
Ce mardi, Tango Brujo fêtait son anniversaire. C’était l’occasion d’écluser quelques gorgeons de Quilmes et d’assister à une tripotée de démos de tous les genres. Parmi les bons moments les démos de Gaston & Mariela, de Guillermo & Paula et des surprises comme cette cumparsita mimée par 4 beautés russes plus Mariela décidemment en grande forme.
08 janvier 2007
Sexteto Mayor : Une histoire sans fin
Les bons groupes ne meurent jamais... A plus forte raison, si ses membres sont remplacés à mesure qu'ils meurent ou démissionnent ! Une fois de plus le Sexteto Major renaît de ses cendres. La formation crée en 1973 par Pepe Libertella & Luis Stazo, se reforme en incorporant du sang neuf. Les deux bandonéonistes Matías González (27 ans) et Horacio Romo (33 ans) également chef d'orchestre remplacent les fondateurs.
L'histoire du Sexteto Major débute en pleine crise du genre, à une époque où le rock national et international mange tout crû les derniers tangueros. Les débuts sont une vrai galère mais comme toujours lorsqu'on en réchappe, laisse des souvenirs impérissable à ses survivants (voir le témoignage du violoniste de 80 ans Mario Abramovich ).
Le salut du groupe passe par Paris où ils sont invités par la tangueria "les trottoirs de Buenos Aires". Là, ils sont repérés par Claudio Segovia qui les engage pour le spectacle Tango Argentino. Engagés pour une semaine, et devant le succés colossal, ils tournent le spectacle dans le monde entier durant 9 années ! . Puis ce fût le tour de Tango Pasion, un autre succès mondial. Depuis Pepe Libertella est mort d'une attaque cardiaque en pleine tournée en décembre 2004. Luis Stazo a préféré passer ses derniers hivers auprès de son épouse Allemande à Berlin.
Le groupe qui initialement comptait durer 15 jours a maintenant 34 ans d'existence. Le mélange entre les jeunes et les vétérans, symbolise cette nouvelle impulsion que le tango connaît aujourd'hui.
06 janvier 2007
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Interruption involontaire du blog pour cause de virus informatique !
04 janvier 2007
Entretien avec Gustavo Naveira
Voici en guise de cadeau de début d'année l'intégralité de l'interview de Gustavo Naveira réalisée pour la revue Tout Tango de décembre 2006. Pour des raisons éditoriales (essentiellement de place), elle a été légèrement tronquée.
Il parle de son parcours de danseur, de sa vision assez originale du tango et de son évolution. C'est passionnant.
Voici la version intégrale :
02 janvier 2007
Felicidades
Meilleurs voeux à tous pour 007
(Permis de Danser !)




