le tango se corse

El Diario del vecino Marc Tommasi

28 avril 2007

Atlas de Buenos Aires

Internet est une énorme machine à perdre son temps. Alors si, au passage, on peut grappiller quelques informations utiles ... Trois ans d'efforts ont été nécessaire pour créer l'Atlas Ambiental de Buenos Aires. Le résultat est assez impressionnant. Ce site regroupe une foule d'informations concernant Buenos Aires (la ville autonome, le cône urbain et la zone rurale. Le tout est truffé d'animations, de photos, de graphiques. On voit par exemple l'extension urbaine de Baires depuis sa création, on peut parcourrir l'histoire en images du teatro Colon ou connaître le parcours des colectivos et surtout avoir des données chiffrées précises sur à peu près tout ce qui touche à la ville et ses alentours.

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26 avril 2007

Pétanque

Une amie norvégienne, m’a invité hier, à visité l’appartement que sa famille a acheté à San Telmo. Comme pour beaucoup d’européen tanguero, le rêve de posséder une maison d’hôte à Buenos aires a été rendu possible par la dévaluation du peso. Même si les prix des maisons sont restés en dollars, il y a une corrida sur le marché de l’immobilier après la crise de 2001.
Me voila donc à San Telmo en face de la Halle de Bolivar. Mon amie m’ouvre sur un escalier vertigineux qui mène à un dédale de pièces à n’en plus finir. Trois étages de hauts plafonds, de moulures de cheminées, des coins et des recoins, un toit terrasse avec des chambres d’amis et une fontaine. Tout ça du meilleur goût. Mais le problème, c’est le chantier. Les architectes avaient promis de tout faire en un mois. Ça fait trois mois que le tout est commencé et franchement ils sont loin d’inviter les amis pour l’asado. En plus, la note des travaux a été triplée depuis l’origine. Mais le plus angoissant c’est que l’archi, qui pourtant est un familier a demandé à être payé à l’avance ce qui fait qu’à chaque nouvelle estimation du budget, ils exigent le pognon ou bien ils arrêtent les frais. Dans les milongas, ces histoires de démêlés avec l’artisanat local sont extrêmement banales. 
Dernièrement, l’argentine a été classée, par les investisseurs, dans le peloton de queue des pays de l’Amérique du sud. Après le Salvador et le Guatemala ! Problèmes principaux : Non respect du cadre légal, risque politique, accès à l’information, antécédents historiques…

Après pour fêter, l’avancement des travaux, on est allé manger chez Pétanque. Un restaurant de San Telmo, qui joue à fond la carte française. Il y a un mur de bouteilles de Ricard et des joueurs de boules géants. Tous les serveurs vous apostrophent en français, le patron aussi. Mais le plus drôle, c’est qu’ils parlent un français de cuisine qui impressionne l’argentin mais amuse le français. D’ailleurs lorsque j’ai dit que j’étais de Marseille, ça a jeté un froid dans l’intendance. Bon à part ça le cadre est beau et la nourriture de qualité !

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24 avril 2007

Tatuajes

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Si je parle aujourd’hui de tatouages, c’est que j’ai la conviction qu’il faut quelque chose pour remonter mon ranking. Chacun sait que les photos de vacances sont depuis toujours assommantes. Quand au folklore, il est vu en général avec condescendance, puisque le tango a réussi à s’y extraire depuis longtemps et en partie grâce à la France. Et puis tout le monde a le même à la maison.
Mais là, avec ce post sur des dos de femmes nus, et l’attraction naturelle qu’ils exercent sur les deux sexes, je vais faire exploser mes stats, je le sens !

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Bon bref, il fût un temps où porter un tatouage était réservé aux parias de la société. Désormais, ne pas en porter un vous range clairement dans les milongas du côté de la minorité. Surtout si l’on est une fille et surtout s’il on est jeune. Du moins chez elles c’est nettement plus visible, même s’il s’agit d’une imagette subliminale sur la cheville ou sur le doigt de pied. Cet été les tatoueurs ont usinés à tour de bras du côté de Mar del Plata. Leur surprise étant qu’en général, il y avait un « désir de tatouage » mais pas beaucoup d’idée concernant le tatouage lui-même. Ce qui fait que , la folie de l’instant et la Quilmes aidant, des bras et des épaules arborent désormais des verre de champagne, des christ en pleurs ou des traces de pattes de chien.
Le phénomène est intéressant : plus il y a de tatouages, plus la pression sociale (appartenance à un groupe, identification à des icônes du monde médiatique …)  pour se faire tatouer est forte.
Inversement, plus il y a de tatouages et moins chaque tatouage, en tant que signe de différenciation est valorisé. A tel point que, dans certain milieu, le non tatoué passe pour un martien.
La solution à ce paradoxe est malheureusement la surenchère. Puisque la norme s’est établie à un tatouage par personne, pour se différencier, il faut s’en faire griffer toujours plus, dans la superficie et dans l’intimité.
Le tatouage est permanent, enfin du moins jusqu’à ce qu’un petit malin invente la machine à les effacer proprement et fasse ainsi rapidement fortune. Aussi ceux qui se sont fait tatouer très tôt, à l’époque où c’était encore une mode minoritaire voit avec effarement leurs trophées se déprécier de jours en jours.
Une amie qui en avait plusieurs n’a gardé, dit-elle, que celui sur la fesse : c’est celui qu’elle ne voit jamais. AU prix d'une greffe de peau elle a supprimé celui sur le poignet qui finissait par "la rendre  folle" chaque fois qu'elle le voyait.
Hier, à Villa Malcolm, une très jolie jeune femme était littéralement couverte d’inscriptions en lettres gothiques et de cœurs rouges vifs. Enfin du moins c’est ce que ses vêtements savamment ajourés laissaient paraître. On n’a pas pu s’empêcher de penser au gars qui a réalisé le boulot et qui ma foi fait parfois un chouette métier….

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23 avril 2007

Carla Y Ana Carla

Parfois, il faut se botter le train pour échapper à la malédiction du dimanche. Particulièrement en cet automne naissant où la pluie hachure depuis une semaine un paysage gris « bateau de guerre ».
La combinaison humidité-pollution est délétère, pour le moral surtout. Alors pour oublier tout ça il y a la practica du Spell Café animée par Carla et Ana Carla. Le décor est typique de Palermo Soho : la combinaison d’une onde fashion et d’une volonté typiquement argentine de sur-représentation.
Mais Carla et Ana Carla sont délicieuses. Elles donnent un cours de « neo tango » de 21 à 22.30 avant une pratique ou tout est douceur, tout est organique, travaille sur la qualité et sur l’intériorité avant d’être pour l’épate. En un mot c’est féminin. Elles s’opposent avec beaucoup de style à une lame de fond de tango machiste qui apparaît aujourd’hui bien désuète. Au lieu de bomber le torse, elles proposent de libérer les hanches. Et puis danser avec elles est une vraie expérience. Ana Carla a la colonne vertébrale d’un chaton et le déplacement d’une panthère. Elle a  ce truc des femmes argentines qui parviennent à vous faire croire à chaque tango que vous êtes l’ELU. Je ne suis pas prêt d’oublier ses quelques tandas. Ché !

*La Práctica de Tango* Domingos de 22:30 a 01:30hs
La clase de 21 a 22:30 hs  a cargo de Carla Marano Y Ana Carla Romera.
Happy Hour-Dj*Pablo Nieto*-Videos... Aire acondicionado.Comidas ricas y promociones
No te lo pierdas!
Malabia 1738 1ºPiso

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20 avril 2007

Encore du Folklore

Pour ceux qui souhaiteraient profiter de leur passage à BsAs pour acheter quelques CDs de Folklore. Voici quelques suggestions :
- Atahualpa Yupanqui : un des piliers du folklore
- Dino Saluzzi : un bandoneoniste qui fait swinguer autrement l'instrument
- Nestor garnica : qui pousse les audaces très très loin tout en restant dansant
- Raul Barbosa : chantre du chamamé à l'accordéon.
- Alfredo Zitarrosa : un poète qui s'est mis à chanter.
- Mercedes Sosa : la negra, ses tempos lents et sa voix rauque

J'en oublie beaucoup et de très talentueux...

Autre chose, les danseurs du nuevo tango (enfin je ne sais plus comment les appeler), choisissent de plus en plus des thèmes de folklore en démonstration, des zambas comme Alfonsina y el mar par exemple.
Et puis, les folkloristes interprètent quelquefois du tango quand le texte les inspirent. Sans compter qu'il y a de très belles valses. En voici une interprétée par Soledad : Alma, corazon y vida :

Soledad_Alma_corazon_y_vida      (cliquez pour écouter)

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19 avril 2007

Folklore

Le tango n’est pas la musique de l’Argentine. C’est la musique de Buenos Aires. Lorsqu’on voyage à l’intérieur du pays, on n’écoute exclusivement du folklore ou de la cumbia. Et la surprise est que ce folklore qui paraît de la grande ville, fruste et primaire est en réalité une musique forte, vivante et très diversifiée. Depuis la chacarera (de Santiago de Estero), la zamba (du Pérou) , le chamamé (du nord aussi) (les plus connues) jusqu’aux escondido, gato, jota, tonadilla, calandria, triunfo, malambo, palito, llanto … l’Argentine regorge de styles et de groupes qui les font vivre. Et puis pratiquement tous ces styles se dansent dans des peñas où se donnent musique en vivo et danseurs amateurs.  Ces danses sont des danses en ligne qui peuvent s’apprendre sur le tas si l’on est encadré par deux couples qui savent. Ils mélangent toujours plus ou moins les mêmes ingrédients : tour, demi-tour, zapateos, coronacion …

Pour sortir un peu de la routine tango voici quelques adresses :

-    La peña la Juguetona (Boedo 787) : vraiment la peña de Barrio la plus dansante où il y a des groupes sur scène (la fois où nous y sommes allés il y en eu 4 !) et tous les types de danses.

-    La penã del Colorado (Güemes 3657) : pour y écouter des groupes de qualité mais on y danse peu. Par contre on y mange plutôt bien (on est dans Alto Palermo).

-    Les peñas de la feria de Mataderos : En faisant le tour il y a en 3 ou 4 plus le spectacle sur la grande scène et les gens qui dansent dans la rue.

Et puis sur le net mais en Español :

Tradition Gaucha

Danzas folkloricas  (avec les chorégraphies des principales danses)

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18 avril 2007

Meine Reisepartnerin

Aujourd'hui Kathrin, ma partenaire de voyage s'en est retourné vers la Kölsch et le neue tango, dans sa Cologne natale par delà les nuages.  Au cours de ce périple nous avons vécus des moments de joie et de galère dans le désert et dans le vent. Me voilà bien triste après son départ et ces quelques photos n'arrangent rien à l'affaire !

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16 avril 2007

Déserts

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D'Ushuaïa, tout parait bien loin

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De las Torres del Païne aussi.

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Le bleu irréel des lacs de l'intérieur

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San Julian, capitale des dauphins.

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Parc de los Alerces

L’intérieur de l’Argentine  dans les provinces de Chubut, Santa Cruz ou la Terre de feu frappe surtout par sa sauvagerie. On n’y erre comme sur une autre planète. Souvent sans croiser personne, dans des paysages somptueux, en raison de la précarité de l’infrastructure routière Argentine qui rend tous déplacements périlleux. Il faut savoir qu’une bonne partie de la route est encore du ripio c’est-à-dire un amoncellement de rocailles grossièrement concassées et jetées sur une route de terre. Notamment la légendaire route 40 qui traverse toute l’argentine en longeant la cordière des Andes est une véritable machine à massacrer les véhicules. On finit par penser qu’on l’a appelée comme ça parce qu’on ne peut pas rouler à plus de 40 km/h ! Poussé par l’embellie économique, le gouvernement a promis de l’asphalter. Ce serait mieux pourtant, paradoxe du voyage, rouler au pas dans la steppe âpre et désolée et faire la course avec les nuages constitue un des meilleurs souvenirs de la Patagonie. En contrepartie de la galère de circuler difficilement, pratiquement tous les sites magnifiques que l’on croise sont débarrassés de leurs touristes habituels. A part Calafate et son Perito Moreno et Ushaïa et son Canal de Beagle, tout est resté presque en l’état. Le tourisme effréné en rendant à tous la possibilité de tout voir et de tout visiter a parfois, surtout en Europe, interdit à quiconque de voir quoi que ce soit. Existe-t-il encore des lieux sublimes sans buvette, location de ci ou de ça, hôtel-restaurant ou camping qui en asphyxient la vue ? Ici en Patagonie, le vent a gagné sa lutte contre le genre humain. Son luxe suprême est d’avoir l’impression d’être les premiers arrivants dans une nature rebelle à la domestication.

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15 avril 2007

Guides de voyage

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Le maniement d’un guide de voyage m’a toujours posé un problème. Evidemment, au troisième millénaire, dans cette ère où se construisent surtout des autoroutes de l’information, il est impossible de s’en passer. Ne serait-ce que pour savoir où on va. Mais je peste chaque fois parce qu’ils m’enlèvent ce qu’il y a de plus précieux au monde : l’émotion d’une révélation : la joie d’être confronté à une beauté que l’on avait jamais vue : l’expérience irremplaçable de la première fois. C’est pernicieux. Si on n’y prend pas garde, on finit par miniaturiser nos rêves à l’échelle d’un livre.
Pour les photos c’est encore pire bien sûr. La photo déçoit le regard. Elle révèle la clef du film avant de l’avoir vu. Or comme un film, un site est le fruit d’un récit, d’une aventure qui se construit dans la durée et qui connaît son climax dans la révélation finale d’un paysage, d’un point de vue. Montrer la fin, prive d’une expérience unique et intime, sans prix.
C’est d'ailleurs la raison pour laquelle les photos de ce blog sont volontairement anodines ou mystérieuses.

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12 avril 2007

Animalitos

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Entre Puerto Natales et El Calafate côté Chilien.
La Patagonie est tracée de routes de terre empruntées par les voitures et toutes sortes d'animaux.

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En Terre de Feu, le canal de Beagle entre Ushuaïa et le Cap Horn.
Les loups de mer du bout du monde

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Le lac Sarmiento aux abords de Comodoro Rivadavia
Un site magnifique comme souvent absolument désert : il appartient au vent.
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A la frontière entre Santa Cruz et La Terre de Feu.

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Dans le Canal de Beagle.
La fierté de l'Argentine du Sud, Le Pingüino de Magellan. Un drole d'oiseau avec des nageoires en guise d'aile et qui marche debout, un peu comme certain tanguero.

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Dans le Parc Torres del Paine au Chili.
Des Huemules, peu effarouchés par les véhicules à moteur, à nouveau maîtres de la steppe.

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En remontant vers Calafate.

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Calafate

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