2007_05_07_HayQueBesasrseMas

La coutume bien portègne de la bise entre homme a de quoi déconcerter l’étranger. Il faut savoir que très souvent, même de parfaits inconnus se donnent la joue y compris à la première rencontre. Entre parenthèse c’est aussi le cas des femmes. Il est évident que la culture argentine est beaucoup plus tactile que la nôtre et implique dans tous les sens du terme plus de proximité et plus de chaleur. Par exemple l’apostrophe de base, lorsqu’on croise un inconnu est beaucoup plus intrusive que chez nous (quand elle existe). Elle est en gros : « hola, ça va, comment vous allez ? Tout va bien ? ». L’origine d’un tel phénomène social est difficile à tracer. Le philosophe Tomás Abraham la fait remonter au temps de la sortie en salle du film Woodstock au Cine Mignon (ça ne s’invente pas !) et y voit un résidu de culture hippy. Martín Caparrós, célèbre journaliste et essayiste, dans son livre El Intérior, la relie à des pratiques de groupes machistes comme les fans de foot ou les milongueros des années 20 (tiens, tiens !). Il faut dire que cette pratique est très urbaine et ne semble pas implantée en Argentine, en dehors de BsAs.
« Il faut s’embrasser plus » est le slogan du stencil ci-dessus même si elle ne l’entend pas forcément entre mectons.
L'argentine est définitevement un pays où les oppositions s'unissent.