18 juillet 2007
¡ Que vida !
Le blog s'interrompt.
Suite à un problème de santé dans ma famille, je retourne précipîtamment sur Marseille.
A bientôt, je l'espère.
¡ El tango es mas vivo que nunca !
(et il a bien de la chance !)
09 juillet 2007
¡ Que noche !
1918 2007
Il a neigé sur Buenos Aires. C’est extrêmement rare. La dernière fois c’était en 1918. Et c’était déjà très rare. Pour l’occasion, l’excellent mélodiste Augustín Bardi composa le tango ¡ Que noche ! (quelle nuit !).
L’anecdote mérite quelques lignes. Le tango est fait de ces mythes de poches contés par les frères Bates dans leur histoire du tango.
Le 22 juin 1918, Bardi et deux de ces amis reviennent de l’hippodrome de La Plata. Les tangueros sont tous dingues des chevaux. De retour, leur Ford se décompose à l’entrée de Buenos Aires que la neige a transformé en une cité quasi inconnue. Ce spectacle lui inspire la musique d’un tango. Plus tard, Bardi raconte l'aventure à son ami Eduardo Arolas au café T. V. O. du quartier de Barrancas. Celui-ci lui répond : «Ponele "¡Qué noche!", Chino.» (Appelle le « quelle nuit !» Le Chinois (surnom de Bardi)).
Bardi vécu de 1884 à 1941. Autant dire qu’il fait partie de la vieille garde du tango. Pourtant, presque tous ses tangos possèdent une élégance dans la mélodie, une originalité rythmique, un truc qui les rend indémodables. Ses thèmes, parés des habits neufs que les orchestres plus récents ont bien voulu leur prêter, paraissent à chaque fois actuels. Gallo Ciego par Pugliese, La Racha par Di Sarli, Chuzas par Gobbi ou cette interprétation bien dansable de D’Arienzo.
(cliquez pour écouter)
06 juillet 2007
Avellaneda
Heather Goodwind est une artiste qui a choisi pour son expo personnelle, le quartier d’Avellaneda dans le grand Buenos Aires. Elle expose des dessins et des sculptures où sourd une menace indéfinissable sur le bonheur individuel féminin que la répétition des œuvres n’arrive pas à épuiser. Les artistes ont toujours du nez pour dénicher des endroits intéressants. Le quartier d’Avellaneda, excentré mais proche, où le terrain coûte presque rien pourrait bien être le Brooklin de Buenos Aires, c'est-à-dire un endroit d’abord rejeté et bon marché, qui se transforme en quartier chic où les prix flambent et où tous les wanna be fortunés veulent aménager leur loft.
02 juillet 2007
Body Awareness

Comme beaucoup de danseurs de tango à Buenos Aires, je suis en recherche de moyen d’avancer dans ma pratique. Bien souvent ceux qui dansent depuis quelques temps déjà sont confrontés à des problèmes qu’ils ne savent plus comment aborder parce qu’ils sont toujours les mêmes ! En général des choses basiques que l’on détecte facilement mais que l’on ne sait pas résoudre. Les sempiternels « utilise ton centre », « sois dans le sol », « garde ton axe », « relâche tes jambes » etc… Une stratégie beaucoup employée ici est de contourner l’obstacle pour l’attaquer d’une autre manière, une stratégie de guérilla, en somme, qui préfère l’utilisation des bords au clash frontal.
Marcela Trapé a été danseuse professionnelle de Tango durant 4 ans, il y a 2 ans. Elle est par ailleurs danseuse contemporaine et enseigne le Body Awareness ® (conscience du corps).
Cette discipline est une prise de conscience des mécanismes biomécaniques du corps. Elle donne des outils assez universels pour comprendre comment fonctionne le corps en mouvement et donne des clefs pour tous les types de danse. Cette discipline est transversale : elle synthétise des idées d'autres disciplines comme Feldenkrais, Laban, Fedora etc... (voir le graphique ci-dessus) . Son but est de conscientiser nos limitations, de débloquer et d'organiser notre corps pour mieux gérer son énergie.
Evidemment tous ceux qui (comme moi) ont été rendus fous par l’utilisation du mot « centre » dans toutes les classes de tango auxquelles j’ai assisté avec chaque fois, à l’Argentine, des explications ultra convaincues et discordantes, trouveront leur bonheur dans la classe de Marcela qui aborde ce thème avec beaucoup de précision.
De plus, la classe où on se caresse, se masse, se manipule, se roule les uns sur les autres, est une expérience d’éveil de la sensualité. Lors de la première classe, je me suis retrouvé au sol, les bras en croix, avec deux jeunes filles qui me massaient le ventre, les jambes et les bras, afin de stimuler la connexion de mes membres. Oui, je sais, on peut raconter n’importe quoi dans un blog, mais il se trouve que c’est vrai !
La classe de Marcela est suivie d’une classe de contemporain où se mettent en pratique les thèmes abordés dans la classe de Body Awareness. Elle est excellente également.
A partir de Juillet, chaque mois Marcela compte faire un séminaire de 5 hs pour aborder des outils utiles aux tangueros.
Marcela Trapé
Body Awareness method
Rivadavia 2530 2°11
Lundi de 16 h 30 à 18 h 00
Mercredi de 16 h 30 à 18 h 00
Classe de contemporain
Lundi de 18 h à 19 h
Mercredi de 18 h à 19 h


