Le pire n’est jamais sûr et en plus, sur le pire on ne sait jamais, sans compter que jamais est moins sûr que pire. Enfin bref, le tango se re-corse. Tout du moins pour la durée de ce voyage durant les mois de février et mars!

Il faut croire que ce blog devient vraiment argentin c'est-à-dire pris d’une tachycardie naturelle bien portègne : 18 mois sans un post et puis soudain 5 posts par jour ! (oui les argentins ont aussi tendance à exagérer).
Bizarrement ce n’est pas tant le tango qui m’y invite que la situation économique.

Le tango franchement  c’est tout pareil. Hier encore, Villa Malcolm m’a renvoyé une impression intense de « dejà vu » (prononcez dérrra vou ). Quasi les mêmes gens (parfois avec des visages différents), quasi la même musique, quasi la même bouillabaisse de sueur et de rires, d’épices et de miel.
Je ne vais pas trop à la milonga. Les festivals de tango pour touristes champignonnent. Et même si je suis moi-même un touriste, le snobisme délirant d’échapper à la pêche au filet m’en prévient.

Non, il y a plus sérieux, l’Argentine est au bord de la crise (de nerfs dans un premier temps puis cardiaque dans un second). Jusqu’à présent le discours officiel sermonne que les pays émergents vont s’en sortir sans trop de dommages voire tirer la croissance mondiale. Malheureusement la réalité est tout autre.

Le blog va s’attaquer au problème en toute liberté éditoriale avec son arme de toujours : le toupet que lui confère l’ignorance bienheureuse de son incompétence !

Autrement dit plutôt qu’une meurtrière sur le tango underground de Baires, le blog se profile comme une annexe des forums de Davos et de Belem !

2009_01_31_fontanarrosatira

- En tant que docteur en économie, je précise que la crise ne
   signifie pas "désastre"   mais plutôt "opportunité de changement".

- Et quel changement imaginez-vous pour cette crise, professeur ?

- En ce qui me concerne, donne-moi le pognon ou je t'explose !