Je ne voudrais pas que ce blog se transforme en une hagiographie de Gustavo Naveira, mais bon son cycle de cours du mois de mai s’est achevé et j’ai assisté avec ferveur à toutes les classes. L’ultime cours a été un peu particulier. La séquence n’était pas complexe comme à l’accoutumé mais il nous a demandé de la faire avec un feeling « milonguero ». Ce mot est, entre tous, extrêmement ambigu. Aussi de longues explications ont été nécessaires. Pour lui, cette onde milonguero n’est pas lié à une forme de pas (disons proche et petit) mais plutôt à une attitude qui implique un rapport fort entre le couple et une implication totale dans la danse. Le tango doit recycler dans une forme moderne et saine tout ce qu’il contenait à l’origine de trouble, de sauvage et d'irrésolu.